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Pour citer cet article :

Armelle Giglio-Jacquemot, Jean-Paul Gehin, 2013. « Filmer le travail : chercher, montrer, démontrer ». ethnographiques.org, Numéro 25 - décembre 2012
Filmer le travail : chercher, montrer, démontrer [en ligne].
(http://www.ethnographiques.org/2012/ Gehin,Giglio-Jacquemot - consulté le 19.04.2014)
 

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Armelle Giglio-Jacquemot, Jean-Paul Gehin

Filmer le travail : chercher, montrer, démontrer

Pour citer cet article :

Armelle Giglio-Jacquemot, Jean-Paul Gehin. Filmer le travail : chercher, montrer, démontrer, ethnographiques.org, Numéro 25 - décembre 2012
Filmer le travail : chercher, montrer, démontrer [en ligne]. http://www.ethnographiques.org/../2012/Gehin,Giglio-Jacquemot (consulté le 15/01/2013).

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C’est devenu un lieu commun de constater un hiatus entre l’omniprésence des images dans nos sociétés contemporaines et la frilosité des sciences sociales dans ce domaine (de France, 1982 ; Terrenoire, 1985). Pourtant, dès leur constitution, les différentes disciplines se sont intéressées aux images fixes et animées tant comme techniques d’investigation que comme moyen de présentation des résultats de la recherche (Edgar Morin, 1962). De longue date, dans la lignée de Taylor et des époux Gilbreth (Alaluf, 2012), de nombreux spécialistes du travail, en particulier ergonomes et sociologues, ont mobilisé l’audiovisuel dans une perspective de compréhension et de rationalisation du travail industriel et de son organisation.

Parallèlement, dès le début du vingtième siècle, l’ethnologie d’urgence a contribué à multiplier sur les sociétés considérées comme en voie de disparition des images fixes et animées, qui, au-delà des rites et des cérémonies, donnent à voir le quotidien et singulièrement le travail humain (Piault, 2000). Par ailleurs, depuis la naissance du cinéma, les productions audiovisuelles mettant en scène le travail ne manquent pas et concernent tous les genres cinématographiques : fiction, documentaire de création, court métrage, film institutionnel, cinéma militant, documentaire scientifique. Plus récemment série télé, film d’amateur, Pocket film. Quelque soit le genre, la question centrale est celle du réel ou plutôt de l’effet de réalité (Niney, 2002).

La situation est contrastée selon les disciplines, avec une anthropologie visuelle constituée de longue date, alors qu’il faut attendre 2011 pour qu’émerge timidement en France un groupe de travail consacré à la « sociologie visuelle et filmique » à l’occasion du congrès de l’Association française de sociologie (AFS). Néanmoins, force est de constater que l’usage de la caméra et la réflexion sur l’audiovisuel restent encore aujourd’hui marginaux en sciences sociales du travail et que leur prise en compte dans la démarche de recherche est toujours l’objet de précautions et de polémiques. De nombreuses pistes d’explications ont été avancées pour rendre compte de cet état de fait : polysémie des images et défiance de la démarche scientifique par rapport aux apparences ; tension entre rigueur scientifique et nécessité de narration qu’impose la production documentaire ; rhétorique professionnelle tendant à opposer chercheurs et documentaristes ; faiblesse en France de l’éducation à l’image à l’école comme à l’université.

Malgré ces obstacles, depuis plus d’un demi-siècle, les réflexions pluridisciplinaires sur l’audiovisuel dans les sciences sociales du travail se sont développées. Sans ici prétendre en faire l’histoire, on peut noter trois moments clefs (Géhin, 2011).

Durant les années 1960-1970, dans un contexte de croissance économique, de décolonisation, de plein emploi et d’institutionnalisation en France de disciplines comme la sociologie du travail et l’anthropologie visuelle, intégrer le film dans le processus de recherche s’avère une préoccupation notable bien que marginale. Cette période est marquée par deux éléments importants et peu articulés : d’un côté, on remarque un intérêt marqué pour l’instrumentation audiovisuelle (Roger Girod, 1954 ; Naville, 1966) qui s’inscrit dans une volonté de développer la réflexion épistémologique mais débouche de fait sur peu de mise en œuvre. Filmer le travail est d’abord une préoccupation méthodologique. Ainsi, la revue Epistémologie sociologique, fondée en 1964 par Pierre Naville, consacre une place importante de ses articles à l’instrumentation audiovisuelle.

De l’autre, il faut noter avec Chronique d’un été, la réalisation d’une œuvre majeure, pluridisciplinaire, marquant tant le documentaire de création que le cinéma scientifique mais assez largement déconnectée des réflexions précédentes : « Il y a deux façons de concevoir le cinéma du réel : la première est de prétendre donner à voir le réel ; la seconde est de se poser le problème du réel ». Jean Rouch et Edgar Morin centrent leur film sur la question du réel et sur les modalités de son enregistrement, et donc de sa construction à travers l’observation, la prise de vue et le montage. Ils proposent un véritable renversement de perspectives, non seulement parce que, s’inscrivant dans le cinéma direct, Chronique d’un été inaugure une nouvelle conception du cinéma scientifique, mais aussi car il repose sur des visions renouvelées du social mettant l’accent d’une part sur la subjectivité de l’acteur, d’autre part sur un intérêt des sciences sociales pour le quotidien, ce que Pérec nommait « l’infra ordinaire » (1973).

Dans les années 1980-1990, l’usage de l’audiovisuel dans la recherche en sciences sociales du travail fait l’objet d’expérimentations prudentes et d’une réflexion cloisonnée. Et ceci dans un contexte économique, sociologique et intellectuel tout différent : crises économiques et sociales, montée structurelle du chômage, débats animés sur la centralité du travail et sur la montée de la classe moyenne. On assiste à un effacement du travail dans tous les genres cinématographiques et à un relatif repli de la réflexion sur ces questions dans des logiques disciplinaires. Il suffit pour s’en convaincre de constater que sont publiés quasiment au même moment, deux numéros spéciaux de revue portant le même nom, « Filmer le travail », partageant un objectif commun (proposer un bilan des productions durant les années 1980) et posant une question a priori étonnante : est-il possible de filmer le travail ? Au-delà de ces points communs, ces deux réflexions collectives apparaissent très différenciées : l’une (Revue Images documentaires, 24, 1996) émane de critiques de cinéma et s’interroge, à partir de réflexions historiques et philosophiques, sur ce qui est présenté comme l’invisibilité du travail au cinéma ; l’autre (Revue Champs visuels. Revue interdisciplinaire de recherches sur l’image, 6, 1997) rend compte de toute une série de pratiques d’utilisation de l’image en sciences sociales, s’appuyant sur une longue expérience du terrain et émanant pour l’essentiel de deux disciplines : la sociologie et l’ergonomie. L’usage de la caméra est pragmatique et compartimenté par des chercheurs qui y voient d’abord un dispositif technique complémentaire, riche mais récent et encore mal maîtrisé.

A partir des années 2000, dans un contexte de mondialisation des échanges et de diffusion de nouvelles formes de management dit participatif, on assiste au déplacement progressif des contraintes, du physique vers le psychologique, conduisant à mettre l’accent sur la souffrance au travail et les risques dits psycho-sociaux. Du côté des sciences sociales, un ouvrage majeur (Castel, 1995) aborde le travail comme vecteur d’intégration sociale et inaugure ainsi un regain d’intérêt pour les analyses en termes de conflits et de classes sociales (Beaud, Pialoux, 1999). La centralité du travail s’affirme et ce dernier devient l’objet de toutes les attentions, politiques, scientifiques et, de plus en plus, artistiques. Ainsi le cinéma, mais aussi la littérature, la bande dessinée, la photographie, le théâtre ou les arts plastiques s’en emparent, et font de lui le décor voire le personnage central des récits. On peut noter, dès la fin des années 1990, un renouveau des luttes sociales et du cinéma militant (revue cinémAction, 110, 2004). Dans le domaine audiovisuel, la période est marquée par la montée du numérique, facilitant l’accès du plus grand nombre aux matériels et aux techniques, et à une redéfinition des frontières entre fiction et documentaire.

Deux colloques (Aix en Provence, 2007 ; Poitiers, 2009) et la publication de leurs actes (Eyraud, Lambert, 2009 ; Géhin, Stevens, 2012) permettent de dresser un premier bilan des années 2000. Apparaissent d’abord de nombreux éléments de rupture avec les contenus et les réflexions de la décennie antérieure : la question de l’invisibilité du travail au cinéma comme celle de la difficulté à le filmer ne sont plus centrales. La période est marquée par le développement de la pluridisciplinarité, la confrontation des approches mobilisant images fixes et animées, une ouverture vers tous les types de travail comme les différents genres audiovisuels et un rapprochement entre film scientifique et documentaire de création (Friedmann, 2006).

On pourrait émettre l’hypothèse que d’une question technique, méthodologique voire esthétique (comment filmer le travail ?), on tend à passer à l’analyse d’une relation : relation entre audiovisuel et sciences sociales, mais aussi entre culture et travail, s’inscrivant dans la grande thématique des formes d’articulation entre démarches artistiques et démarches scientifiques. Il s’agit alors de s’engager, à partir de travaux de terrain, dans l’analyse fine des conditions sociales et historiques de possibilités de cette mise en relation, présentant des dimensions méthodologiques, heuristiques (évolution des paradigmes et des matrices disciplinaires) et pratiques, notamment la question centrale et peu abordée de la narration et de la description en sciences sociales (Laplantine, 1996).

Dans ce contexte intellectuel, l’objectif de ce numéro thématique de la revue « Ethnographique.org » est de proposer un bilan des recherches actuelles sur le travail, mobilisant l’audiovisuel. Il s’agit d’analyser et de confronter les pratiques des chercheurs de différentes origines disciplinaires (ethnologie, sociologie, anthropologie, ergonomie, études cinématographiques) qui utilisent les images animées pour rendre compte du travail. Dans la continuité du colloque « Images du travail, travail des images » qui s’est déroulé à l’université de Poitiers en novembre 2009, chaque article s’appuie sur un travail de terrain et engage une réflexion approfondie sur les pratiques, les modalités et les conditions de possibilité d’une articulation heuristique entre la démarche de recherche et la production audiovisuelle.

Pour ce faire, outre les formes traditionnelles de l’écrit scientifique, les articles proposent des extraits des supports audiovisuels produits dans le cadre de la recherche (film scientifique, documentaire, entretien filmé, enregistrement audiovisuel des interactions). A partir de pratiques concrètes de recherche, ils apportent également des éléments de réponse à deux questionnements articulés et complémentaires : le premier porte sur les modalités d’usage de la caméra dans les dispositifs de recherche en sciences sociales du travail : outil, méthode, problématisation, démarche de recherche, diffusion des résultats. Le second appréhende les caractéristiques (spécificités, limites, originalités) du cinéma scientifique dans le champ des sciences sociales du travail, son positionnement par rapport aux pratiques traditionnelles, valorisant l’écrit. Il s’agit en particulier d’interroger les dimensions sociales, épistémologiques et historiques rendant possible, dynamisant ou limitant l’usage de l’audiovisuel dans la démarche scientifique.

Chacun à leur manière, les neuf articles composant ce numéro éclairent ces questionnements croisés. Trois grandes catégories d’approches peuvent être dégagées.

1) Le numéro s’ouvre sur trois contributions originales sous plusieurs aspects : les auteurs sont simultanément chercheurs et réalisateurs, ils ont une longue pratique de mobilisation de l’image animée durant l’ensemble du processus de recherche et ils sont d’origines disciplinaires différentes :

- la sociologie, Bernard Ganne De l’usage de l’image et de l’outil vidéo dans la recherche : une autre façon de chercher, une autre façon de documenter.

- l’ethnologie, Armelle Giglio-Jacquemot Descriptivité et émicité du documentaire : les choix de réalisation d’un film sur le travail domestique.

- l’ergonomie, René Baratta Eloge du plan de coupe et de l’imprévu.

Ces trois auteurs engagent une réflexion approfondie sur les modalités et les conditions de l’articulation heuristique entre le processus de fabrication audiovisuelle et les différentes étapes de la démarche de recherche. Ces analyses réflexives débouchent toutes sur la nécessité d’une approche globale, qu’elle soit qualifiée de problématisation par l’image (Bernard Ganne), de descriptivité et d’émicité du documentaire (Armelle Giglio-Jacquemot) en passant par ce que René Baratta appelle un "Objet Vidéo Non Identifié" (OVNI), c’est-à-dire des pratiques audiovisuelles dans la recherche ergonomique, menée en utilisant l’outil vidéo comme dispositif central de l’intervention, depuis le diagnostic jusqu’à la restitution.

Toute une série d’interrogations se dégage : selon quelles modalités de tournage et de médiation, la caméra peut contribuer de manière significative à un dispositif de recherche ? Comment un dispositif filmique peut permettre d’analyser certaines dimensions du travail difficile à saisir sans l’usage de la caméra ? Comment finalement l’usage de la vidéo permet de problématiser de manière originale la recherche sur le travail ?

2) Ces interrogations sont aussi centrales dans deux autres articles qui proposent une réflexion sur la réalisation de documentaires et leur capacité à décrire et à analyser les activités de travail dans leur triple dimension gestuelle, sociale et psychologique (représentations individuelles et collectives).

Ainsi Anne Marie Martin Enjeux de mémoire autour du film sur l’affaire Schlumpf, à travers un objet particulier, un film. 1977-2007, documentariste et ethnologue, engage une analyse réflexive de la fabrication audiovisuelle à partir de l’histoire mouvementée d’un documentaire qu’elle a elle-même réalisé dans les années 1980. Le film, qui rend compte de l’affaire des frères Schlumpf, a connu plusieurs versions durant les deux dernières décennies selon que l’accent soit mis sur l’épopée et la faillite industrielle, la lutte sociale des salariés ou la collection automobile.

Caroline Zéau L’objectivation poétique de l’expérience du travail dans Entrée du personnel de Manuela Frésil propose quant à elle l’analyse d’un documentaire récent, Entrée du personnel, qui vise à rendre compte du travail d’ouvrier d’abattoir qui est à la fois répétitif, contraignant, socialement dévalorisé et d’autant peu visible que son image est étroitement contrôlée par les directions d’entreprises. Tout l’intérêt de ce documentaire est de souligner que pour montrer le travail réalisé et ses conséquences sur les salariés, la réalisatrice opère un double détour : détour sociologique d’abord, le documentaire reposant sur un long travail de terrain préalable avec de nombreux entretiens approfondis auprès des ouvriers ; détour de mise en scène ensuite, des extraits d’entretien étant joué par des comédiens professionnels rendant compte ainsi d’une parole ouvrière ; par ailleurs, certaines tâches répétitives sont mimées par des représentants du personnel.

3) Enfin quatre articles abordent la place de l’audiovisuel dans le processus de recherche en sciences du travail en interrogeant l’utilisation de l’image animée durant la phase de recueil des données sur le terrain. Plus exactement, l’audiovisuel est présenté en priorité comme un outil d’investigation même si son usage a aussi des conséquences sur la problématisation de la recherche et la diffusion des résultats.

Maud Verdier, Laurence Dumoulin et Christian Licoppe Les usages de la visioconférence dans les audiences judiciaires en France : les enjeux d’un protocole de recherche basé sur l’enregistrement audiovisuel des pratiques examinent-ils sous deux angles le dispositif vidéo-ethnographique auquel ils ont eu recours pour leur enquête : à la fois comme dispositif d’enregistrement de données « naturelles » dont ils montrent l’intérêt et les avantages pour l’étude de l’impact de la visioconférence sur les audiences judiciaires ; et comme ressource analytique pour la recherche, à travers l’examen du processus d’implantation de ce dispositif d’observation dans des prétoires où les captations vidéo sont théoriquement interdites.

C’est dans le cadre d’une démarche de sauvegarde et de valorisation du patrimoine scientifique et technique contemporain que Florence Riou Le film, mémoire du geste et du savoir-faire du scientifiquea recours aux images animées pour garder la trace des usages et des gestes professionnels associés à l’instrumentation scientifique et en montrer les spécificités. Centré sur l’explicitation de sa méthodologie inspirée de l’anthropologie filmique appliquée ici au cas précis d’une séance d’analyse au Microscope Electronique à Balayage, son article décrit et interroge les choix audio-visuels qu’elle a opérés pour décrire et rendre intelligible, par le film, aussi bien un savoir-faire qu’un rapport, celui du chercheur à l’instrument et à son travail.

A travers la restitution des résultats d’une enquête de « sociologie visuelle, filmique et multimédia » sur le travail des machinistes et chefs-machinistes du secteur du cinéma et de l’audiovisuel, Gaëtan Flocco et Réjane Vallée Une sociologie visuelle du travail : filmer les machinistes du cinéma et de l’audiovisuel interrogent, pour leur part, le travail du sociologue qui enquête avec et par des images dans un milieu travaillant avec et par des images. Revenant sur les différentes étapes de leur recherche, notamment celles du tournage des entretiens qu’ils ont filmés, du montage et de la diffusion, ils proposent une réflexion à la fois méthodologique et épistémologique sur les questions posées par l’usage du film dans une recherche sociologique.

Quant à Julia Velkovska et Moustafa Zouinar Jugements et émotions dans les interactions institutionnelles, ils ont recours à l’ « observation vidéo » dont ils montrent qu’elle est une démarche d’analyse indispensable à l’étude des jugements et des émotions en situation. Le « film de recherche » n’est pas ici un produit autonome mais un document de travail destiné à être visionné plusieurs fois, par segments, et indissociable d’un corpus de textes. Il est une ressource analytique pour comprendre l’action et la manière dont elle s’organise en situation, comme le montre bien leur analyse minutieuse des interactions institutionnelles à partir d’une vidéo-ethnographie des entretiens entre conseillers et demandeurs d’emploi à l’ANPE.

 
 

Bibliographie

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