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Pour citer cet article :

Laurent Fontaine, 2016. « BORNAND Sandra & LEGUY Cécile, 2013. Anthropologie des pratiques langagières ». ethnographiques.org, Comptes rendus d’ouvrages [en ligne].
(http://www.ethnographiques.org/2016/­Fontaine - consulté le 30.09.2016)
 

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Laurent Fontaine

Compte-rendu d’ouvrage

BORNAND Sandra & LEGUY Cécile, 2013. Anthropologie des pratiques langagières

BORNAND Sandra & LEGUY Cécile, 2013. Anthropologie des pratiques langagières. Paris, Armand Colin.

(Compte rendu publié le 3 février 2016)

Pour citer cet article :

Laurent Fontaine. BORNAND Sandra & LEGUY Cécile, 2013. Anthropologie des pratiques langagières, ethnographiques.org, Comptes rendus d’ouvrages [en ligne]. http://www.ethnographiques.org/../2016/Fontaine (consulté le 3/02/2016).


Cet ouvrage est à la fois un manuel d’anthropologie linguistique destiné aux étudiants d’anthropologie et de linguistique, et un bilan des nombreux travaux réalisés dans cette branche, principalement aux États-Unis et en France. Depuis Langage et Communications sociales de Bachmann, Lindenfeld et Simonin (1981), on n’avait quasiment pas vu de livre français aussi didactique et représentatif des recherches existantes en anthropologie sur les usages sociaux du langage. Mais cette fois, le livre de Bornand et Leguy montre que ces recherches n’ont pas été exclusivement anglo-saxones puisque, dès les années soixante, la France joue aussi un rôle essentiel.

L’introduction retrace brièvement les grandes étapes de l’histoire de l’anthropologie linguistique, en montrant qu’elle est loin d’être une branche parmi d’autres de l’anthropologie, qu’elle serait plutôt l’une de ses racines principales. Comme le rappellent Bornand et Leguy, « l’anthropologie culturelle américaine a, dès la fin du XIXe siècle, accordé de l’importance aux faits de langage comme constitutifs de la culture et, en cela, elle pose les bases d’une réflexion anthropolinguistique qui ne cessera de s’affiner. […] La question du rapport entre langue et culture a émergé dès que l’anthropologie s’est constituée comme science, en particulier dès les premiers travaux de Boas aux Etats-Unis » (p. 8) qui clamait « que l’ethnologue doit apprendre la langue du terrain à la fois pour communiquer et pour appréhender la culture » (p. 9). Bien loin de ne concerner que les linguistes et les traducteurs spécialisés, l’étude d’une langue locale est signalée en tant que moyen irremplaçable pour rendre compte avec finesse des spécificités d’une culture, puisque cette dernière se manifeste principalement par le langage. Bornand et Leguy soulignent que cette démarche fut cruciale dans le développement de l’anthropologie culturelle américaine, notamment à travers l’hypothèse de Sapir et Whorf, dont tout anthropologue connaît aujourd’hui la fameuse hypothèse qui porte leurs noms, à savoir le fait que les représentations mentales des individus sociaux puissent dépendre (plus ou moins) de leur langage [1].

Parmi les fondements de ce champ disciplinaire (première partie), on retiendra le fait que le premier chapitre soit entièrement dédié à la notion de « contexte ». Toute la question est alors de savoir quelle définition lui donner. Plusieurs approches sont présentées, à commencer par les différentes catégories de contexte distinguées par Malinowski [2], jusqu’aux approches en terme de construction dynamique, en passant par celles en terme d’interaction et de situation.

Autre notion fondamentale selon Bornand et Leguy : celle de « communication », comme l’avaient affirmé Bachmann, Lindenfeld et Simonin (1981). Différentes manières de l’appréhender sont passées en revue. Tout d’abord, du modèle télégraphique au modèle orchestral en passant par le modèle fonctionnaliste de Jakobson (1963 : 213-214) ; des modèles aujourd’hui dépassés, mais dont les points forts sont « l’analyse sociale de la communication, l’intégration de la notion de contexte y compris celle de l’observateur lui-même au sein de l’analyse, ainsi que la description de la communication comme processus participatif, multimodal, dont l’élaboration est commune aux participants » (p. 54).

Sont ensuite présentées les écoles de pensée qui, depuis les années 60, ont directement engendré les générations contemporaines d’anthropologues linguistes. Aux Etats-Unis, se crée en 1964 l’ethnographie de la communication dont les auteurs relèvent « une ouverture à tout ce qui n’est pas verbal » (loc. cit.), l’influence de certains « nouveaux ethnographes » comme Frake (1963) ou Conklin (1962), et les apports de Hymes (1964), qui « définit la nécessité, pour une étude la communication, de dégager les cadres sociaux propres à la société étudiée » (p. 55) et distingue clairement l’émique et l’étique, c’est-à-dire les conceptions du participant d’une société particulière et celles du chercheur (p. 56). Bornand et Leguy citent également les chercheurs qui ont étudié la communication au travers des rituels comme Goffman (1953, entre autres) aux Etats-Unis, ou Monod Becquelin en France dans Les rituels du dialogue (2000) ; un ouvrage collectif qu’elle a dirigé avec Erikson (encadré pp. 59-60).

Selon les auteurs, la France n’est donc pas en reste, et cela depuis l’époque où Mauss « reproche aux philologues leur manque d’intérêt pour le contexte d’énonciation des mots sur lesquels ils travaillent et encourage ses étudiants à être attentifs, sur le terrain, à la manière dont les choses sont dites » (p. 18) et que certains ethnologues de terrain comme Marcel Griaule (1948), Marcel Cohen (1956), Jacques Soustelle (1940), Maurice Leenhardt (1947) et Marcel Jousse (1931), se sont engagé dans des recherches linguistiques. Mais selon Bornand et Leguy, c’est surtout Calame-Griaule qui « s’est imposée en France comme chef de file d’un nouveau courant » (p. 19) ; notamment en publiant Ethnologie et langage (1965) et en dirigeant le volume d’essais intitulé Langages et cultures africaines (1977).

Parmi les objets et perspectives de recherche cités dans la seconde partie de l’ouvrage, le troisième chapitre consacre la parole en tant qu’objet spécifique de l’anthropologie linguistique. L’ethnographie de la parole fait école dès les années soixante sur deux fronts de part et d’autre de l’Atlantique, d’un côté aux États-Unis en adoptant une position opposée à la linguistique générative de Chomsky (1955) – a-sociologique –, de l’autre en France en se développant à contre courant de l’anthropologie structuraliste qui écarte de son champ d’analyse les contextes et situations de communication.

Parmi les auteurs qui ont fortement contribué à faire reconnaître l’anthropologie linguistique face aux autres courants de pensée, Duranti (2003) est mis en avant, surtout pour avoir décrit trois paradigmes de l’anthropologie linguistique, qui se distinguent notamment en fonction de la capacité des chercheurs à réélaborer leurs méthodologies pour travailler de part et d’autre des frontières interdisciplinaires [3]. Là encore, les chercheurs français ne manquent pas parmi les représentants des trois paradigmes. Les travaux de Jacqueline Thomas, fondatrice en 1976 du Lacito (Langues et Civilisations à Tradition Orale) sont classés dans le premier paradigme, ceux de Bertrand Masquelier (1978) dans le second paradigme [4], et ceux de Cécile Canut (2000) dans le troisième (pp. 82-84).

Les trois derniers chapitres exposent les perspectives de recherche de l’anthropologie linguistique. Le chapitre 4 est consacré aux arts de la parole, de la mémoire et de l’improvisation, c’est-à-dire à toutes les études qui s’intéressent aux genres discursifs, aux compétences et aux performances langagières propres aux acteurs (comme l’ethnopoétique ou les techniques de mémorisation). Le chapitre 5 est dédié à l’observation des situations d’interlocution, qui fut initiée aux Etats-Unis par l’approche centrée sur le discours de Sherzer et Urban (1986), et qui s’est également développée en France comme en témoigne l’ouvrage collectif dirigé par Masquelier et Siran, Pour une anthropologie de l’interlocution (2000) ou encore les études sur les proverbes, les joutes verbales [5] et les insultes rituelles [6].

Quant au chapitre 6, il présente l’anthropologie pragmatique et énonciative, c’est-à-dire l’étude de la « parole agissante » (p. 147) dont la dimension pragmatique a d’abord été relevée par Malinowski (1935) puis formulée théoriquement par J. L. Austin (1970) avec le concept de performativité. Les auteurs reconnaissent que Mauss avait noté que le pouvoir des mots dans la prière tient à « l’autorité que l’opinion confère à leurs auteurs » (p. 150) et considèrent que ce pouvoir est particulièrement fort dans les insultes et les rumeurs. Le concept d’« agentivité » est considéré comme porteur aussi bien en linguistique qu’en sciences sociales depuis une quarantaine d’années, car même s’il reste « flou » lorsqu’il « n’est pas clairement défini par les chercheurs » ou lorsque « leurs conceptions diffèrent » (p. 155), il permet de poser de nombreuses questions et de prendre à bras le corps des problématiques pluridisciplinaires particulièrement fécondes, comme l’ont vu notamment Ahearn (2001) et Duranti (2004), mais aussi De Fornel (2010), Monod Becquelin et Vapnarsky (2010). Enfin, d’autres recherches classées dans cette perspective sont celles qui étudient les rapports entre la parole et le statut social (le pouvoir, la domination, la marginalité) ou encore le non-dit et l’implicite, c’est-à-dire le « pouvoir de la parole non énoncée » (p. 165).

On ne peut que recommander la lecture de ce livre à tout anthropologue ou linguiste. Même ceux qui n’utilisent pas directement l’anthropologie linguistique dans leurs recherches ne peuvent pas faire autrement que de considérer le langage social parmi leurs données. Ils seront donc intéressés par cette présentation des méthodologies prenant en compte le contexte pour étudier la parole sous tous ses aspects.

Dans la construction de l’ouvrage, certains choix ont néanmoins été opérés, compte tenu des spécialités des auteurs et des limites de place propres à toute collection éditoriale. La plupart des approches propres à la sociologie du langage, qui auraient pourtant pu intéresser les anthropologues linguistes, ont été très peu mentionnées ou même passées à la trappe. L’ethnométhodologie de Harold Garfinkel (1967), notamment, n’est pas citée, alors que ses travaux sur les allants de soi pourraient apporter de nouvelles dimensions aux études sur le non-dit et l’implicite. Ainsi, les approches interactionnistes sont abondamment mises en avant, par exemple, en allant jusqu’à chercher des justifications épistémologiques (pp. 134-135) dans les travaux du philosophe Francis Jacques (1985, entre autres), alors que les approches globales (holisme méthodologique hérité de Durkheim) analysant les relations micro-macro au sein des sociétés, pourtant classées dans le troisième paradigme de Duranti (p. 83), ne sont pas abordées. Certains lecteurs regretteront probablement que le livre n’ait peut-être pas suffisamment signalé les spécificités de l’anthropologie linguistique développée en France ; probablement parce que les auteurs s’investissant pleinement dans cette branche interdisciplinaire de l’anthropologie sont encore peu nombreux, et que leurs démarches sont trop isolées ou diversifiées pour que l’on puisse identifier des méthodologies communes ou des cadres théoriques spécifiquement « français ».

 
 

Notes

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[1] Le fait qu’il existe dans chaque langue des catégories linguistiques remarquablement diverses pour découper le monde et désigner avec plus ou moins de concepts leurs entités, les états, les attributs et les actes de ces dernières, ne peut pas être négligé si l’on veut traduire ou représenter fidèlement les conceptions de ses locuteurs. Par exemple, comme l’a indiqué Whorf (1940), la langue esquimau distingue trois termes pour désigner ce que la langue anglaise appelle snow « neige ».

[2] Cf. encadré pp. 26-27, tiré de Joly (1983 : 58).

[3] Alors que l’anthropologie linguistique du premier paradigme s’intéressait aux implications des catégories linguistiques sur les représentations mentales en empiétant sur les champs de recherche des sciences cognitives et de la psychologie, celle du second paradigme travaille résolument dans le champ de la sociologie en empruntant à cette dernière ses méthodologies (variationniste, interactionniste, holiste) et ses outils conceptuels. À partir du tournant des années 60, la parole devient ainsi de plus en plus conceptualisée en tant qu’ « acte » ou « pratique » (au sens marxiste) située socialement, soumise à des normes et participant à la reproduction des institutions et des idéologies. Signalons qu’à la différence du changement de démarche méthodologique entre les deux premiers paradigmes, le renouveau épistémologique entre le second et le troisième paradigme est beaucoup moins évident et reconnu ; l’existence et le contenu spécifique du troisième paradigme sont encore loin d’être acceptés par la plupart des anthropologues linguistes.

[4] En dehors des Africanistes, d’autres anthropologues auraient pu être mentionnés parmi les Américanistes, et notamment Amazonistes s’étant très tôt démarqués en France du structuralisme de Lévi-Strauss pour prendre en compte la dimension pragmatique du langage : Pierre-Yves Jacopin (1981) et Dominique Buchillet (1983).

[5] Cf. Larguèche (1983) ; Vettorato (2008).

[6] A noter que le numéro 7 de la revue ethnographiques.org (avril 2005) est consacré aux joutes oratoires. Sandra Bornand y a d’ailleurs consacré un article qui traite particulièrement des insultes rituelles entre coépouses chez les Zarma du Niger (2005).

 
 

Bibliographie

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