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Olivier Féraudolivierferaud@free.frSpécialisé en anthropologie sonore, Olivier Féraud est doctorant à l’EHESS, rattaché au Laboratoire d’Anthropologie et d’Histoire des Institutions Culturelles (LAHIC), dirigé par Daniel Fabre. Sa thèse, dirigée par Jean Jamin, sera soutenue en janvier 2010. En 2007/2008, il a collaboré avec le MUCEM en tant que chargé de mission dans le cadre de la campagne de recherche et de collecte « Cité. Métiers et « communautés » dans l’espace urbain. Par ailleurs, Olivier Féraud est membre de la Société Française d’Ethnomusicologie (SFE). Il est également artiste, musicien, luthier et chercheur en archéomusicologie. Thèse de doctorat : « Voix publiques : Environnements sonores, représentations et usages d’habitation dans un quartier populaire de Naples ». En prenant l’exemple des Quartiers Espagnols, quartier populaire du centre de Naples, il s’agissait de proposer une étude des environnements sonores. Se voulant une participation à la mise en place d’une anthropologie sonore, cette recherche s’inscrit dans une approche pluridisciplinaire en abordant des aspects relevant de l’anthropologie sociale, la microsociologie, l’anthropologie urbaine, l’anthropologie de la communication, la sociolinguistique, l’anthropologie sensorielle et la prosodie. En observant la vie quotidienne et ses différentes « manières de faire », la mise au jour des pratiques d’habitation à l’œuvre dans la rue révèle une prévalence de la polyvalence des espaces intimes et collectifs. La rue apparaît dans la pluralité de ses usages, des usagers, de son organisation spatiale et temporelle. Devant la diversité des stratégies d’appropriation de l’espace urbain et la porosité dont l’habitat fait preuve sur un plan à la fois social et sensoriel, la dimension sonore se révèle centrale. D’une part, en tant que production sonore mettant en avant la relation à l’autre, la vocalité est au centre de la vie sociale du quartier. En confrontant cris de marchands et communications domestiques à distance, l’observation des actes de voix haute permet de dégager ce que révèlent socialement ces « voix publiques ». D’autre part, en tant qu’elles s’imposent dans l’espace urbain comme un plaisir du bruit, les sonorités des pétards et des feux d’artifice révèlent quant à elles, dans les discours attachés à leurs représentations, une volonté d’investir l’environnement sonore de la ville en même temps qu’elles questionnent des enjeux socioculturels propres à l’espace napolitain. L’analyse révèle enfin que ces deux sonorités peuvent être considérées comme constituant des environnements sonores qui, pour autant qu’ils peuvent diviser à certains égards, rassemblent les habitants qui se sentent en faire partie, et témoignent de la vie sociale qui se joue dans les Quartiers Espagnols. L’exemple d’un quartier populaire napolitain permet d’insister sur un aspect central des environnements sonores, qui est que ces derniers peuvent être vecteurs de lien social. Articles
Musique / Documentaires (sélection) CD audio
Documentaire
(fiche mise à jour le 4 décembre 2009) Paru dans ethnographiques.org :(publié en décembre 2009)
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